chateau-de-mirwart

La vie de château au coeur de l’Ardenne belge

La restauration du Château de Mirwart, perle du patrimoine belge située dans le hameau de Mirwart à une dizaine de kilomètres de Saint-Hubert, aura pris quatre ans. Quatre ans d’efforts déployés dans le respect de l’Histoire d’un château médiéval convoité jadis par des grands seigneurs, princes-évêques, barons, ducs, puis vandalisé et finalement abandonné. Un projet fou récompensé par l’ouverture, en septembre dernier, d’un hôtel qui mise sur l’authenticité, le délassement et le luxe. Château de Mirwart abrite désormais 20 chambres dont 12 suites design ! Le public cible, on l’aura deviné …


Juliana-Hotel-Brussels

Juliana Hotel Brussels Un nouveau souffle pour les Martyrs

Le Juliana Hotel Brussels***** a élu résidence au 4 de la Place des Martyrs. Derrière l’élégance de sa façade classée, ce petit bijou d’hôtel, raffiné et singulier jusqu’au moindre papier peint exclusif, abrite une quarantaine de chambres et suites, et une brasserie haut de gamme dotée d’une vaste terrasse. De quoi raviver l’éclat d’une place qu’on avait un peu vite oubliée …


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Douce Flandre zélandaise

Tout près de chez nous et pourtant si différente. Imaginez un littoral préservé, une plage parmi les plus belles de la mer du Nord (à Cadzand-Bad), des petits villages coquets (Groede en tête de liste), des balades à vélo sur un réseau de pistes parfaitement entretenu, des ports pittoresques … Même les phoques, peu farouches, pointent leur tête au-dessus de l’eau pour nous saluer. A quelques coups de pédale du Zoute, la Flandre zélandaise invite à prendre le temps de se détendre. Le temps d’un long week-end hors-saison, on y cultive une tendre insouciance.


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Verbier, en mode slow mountain

Pas besoin d’attendre janvier pour profiter de Verbier ! Si en hiver et au printemps, cette destination de ski premium vaut son pesant de glisse, l’été et l’automne invitent à découvrir une slow mountain radieuse, attachée à ses paysans et artisans. Rencontre au coeur de la plus cosmopolite des stations suisses, avec Isabelle, Guillaume, Catherine ou encore Eddy, de véritables passionnés du terroir valaisan.

C’est probablement l’un des plus beaux villages aux alentours de Verbier : Sarreyer, 200 âmes à l’année et autant d’amoureux du terroir valaisan. Tant, qu’il y a deux ans à peine, Isabelle Gabioud, patronne du café du Mont-Fort mais aussi productrice de plantes aromatiques et médicinales, Guillaume Besson, botaniste de terrain et cuisinier passionné (il faut les entendre parler des plantes de montagne qu’ils cultivent en altitude, récoltent fleur par fleur, feuille par feuille, pour préparer elle, des cosmétiques et des tisanes ; lui, des recettes fleuries), Raphaël Thoos, chocolatier, un couple de distillateurs (qui proposent absinthe et gin à base de plantes de montagnes) et d’autres paysans et artisans locaux ont fondé la première communauté Slow Food de Suisse. Avec les encouragements de la municipalité et de la région. Un label « Grand Entremont – Le Goût des Cimes » destiné aux produits agroalimentaires et ressources naturelles de la région, reflète d’ailleurs le dynamisme des passionnés de l’agriculture, culture et artisanat de montagne. A Sarreyer même, 200 habitants écrivions-nous supra, on ne manque d’ailleurs pas de bonnes idées : scierie et moulin sont mis à la disposition de ceux qui désirent débiter du bois, tirer farine et cidre ; quant au four à pain logé dans une ancienne laiterie, il revit au rythme d’un calendrier des cuissons. C’est journée pain ou pizza les derniers vendredis du mois. Sarreyer où le temps est suspendu et la nature préservée… « Un bon cueilleur, tu ne dois pas voir où il est passé », prévient Guillaume qui rappelle une règle importante : « prélevez uniquement ce que vous allez consommer ! » Le ton est donné. Ecogastronomie, alterconsommation, respect du terroir.

La raclette est suisse

Racleur professionnel et véritable ambassadeur de la raclette du Valais à travers le monde, Eddy Baillifard est monté à Bruxelles, auprès de l’Union européenne, pour vanter les mérites de son fromage AOP. En 2015, il a travaillé sur le stand suisse de l’expo universelle de Milan, toujours pour célébrer le fromage valaisan. Eddy, c’est un sacré personnage : chaleureux, truculent, l’accent chantant, un bon vivant intarissable sur la raclette ! Si vous lui donnez quelques heures de votre temps, ce célèbre fromager de Bagnes, profondément attaché à son canton du Valais, vous racontera l’historique du fromage fondu, les gestes précis qui garantissent le maintien des traditions, le vocabulaire spécifique du fromage à raclette (la meule, la demi-meule, le talon – le reste d’une demi-meule après raclage –, la religieuse, et le racleur, ce chef de cérémonie qui racle le fromage pour les convives …) Et à celles et ceux qui oseraient lui poser la question qui divise les Français et Suisses, il répond franco : « si l’origine de la raclette fait débat depuis des siècles, il ne fait nul doute que ce noble plat trouve ses racines sur les majestueuses cimes du Valais », parole de… Suisse ! La Raclett’House d’Eddy à Bruson (à 10 km de Verbier) est d’ailleurs un véritable sanctuaire du fromage AOP, dont la Raclette du Valais à déguster à toute heure, en est bien évidemment la reine. Ici, pour ouvrir l’appétit, on débute toujours les festivités par une planche valaisanne (viande séchée, jambon cru, saucisson, pain de seigle) avant d’attaquer la raclette. Jamais, au grand jamais, de viande en accompagnement du fromage fondu ! Pour combler le palais, on commandera une Petite Arvine, le grand vin blanc valaisan de réputation internationale. Et un génépi en fin de repas – la soirée est bonne !

Pas de fromage sans vache. Un cliché helvétique ? Ce serait oublier que la race d’Hérens a un statut très particulier. D’abord parce que c’est une vache locale, c’est en Valais qu’elle est élevée et qu’elle broute à plus de 1 000 mètres d’altitude ; ensuite parce que pour les Valaisans posséder une Hérens, c’est un véritable honneur ! « Nombreux sont les particuliers, même des hommes d’affaires, qui achètent une vache d’Hérens pour la confier à un éleveur qui l’intègre à son troupeau … », nous confie Catherine Michellod, de la ferme et buvette d’alpage du Lein, qui possède plusieurs Hérens. « Ces vaches sont différentes des autres. Elles se battent pour établir une hiérarchie. Même les veaux se chamaillent ! » Au printemps, des combats régionaux et une finale nationale sont organisés avec un titre en jeu : celui de la reine ! « Avoir une vache classée, c’est un grand moment, mais même au quotidien, la vache d’Hérens rythme notre vie – la traite, le brossage. On les chouchoute. On a d’ailleurs attribué à chacune … un prénom ! »


www.verbier.ch

 

Carnet d’adresses


Le 22 by Le Crock no Name, notre coup de coeur

Une adresse (encore relativement) confidentielle (précipitez-vous-y !). Une table d’hôtes et une cuisine ouverte où officie Adam Bateman, ancien chef de cuisine de Sir Richard Branson et du célèbre Raymond Blanc **. Menu 100% préparé avec des produits locaux. Le patron, Pierre Leclercq, est un Belge tombé amoureux de la Suisse. Il prétend proposer du semi-gastro, croyez-nous, dans l’assiette c’est du véritable gastronomique et son 22, l’une des plus belles tables de Verbier ! Sur réservation uniquement.

L’Hôtel de Verbier ****

Le plus ancien hôtel familial de Verbier a été rénové en décembre dernier. Mood alpin dans un style épuré et cosy à souhait. 29 chambres avec balcon pour la plupart d’entre elles. Spa, salle de sport et trattoria complètent le tableau. Réservez les yeux fermés.  www.hoteldeverbier.com


rutzu

LES BELGES D’AILLEURS

C’est à l’aube de la cinquantaine que Valérie Lardinois, Bruxelloise native de Liège, a tout quitté, bureau, ville, pays, pour s’installer à Majorque, une île qui lui  a donné envie de ralentir et de s’enraciner. Elle y a lancé son propre business, Rützu, une agence qui organise des retraites de cinq jours, axées sur le bien-être, le développement personnel, le sport et la philo, qu’elle organise exclusivement sur cette île dont elle est tombée en amour…


All-Ways

Les bateaux de croisière reprennent le large

Pour All Ways, le spécialiste belge des croisières maritimes et fluviales, le 4 juillet marque le premier départ sur le Douro, avant un second appareillage pour la Croatie. Directeur Général d’All Ways Cruises, Laurent Baetens reste optimiste, d’autant que pour satisfaire sa clientèle, il peut désormais compter sur deux bateaux supplémentaires : un yacht luxueux et le bien nommé World Explorer.

All Ways est la preuve concrète qu’il existe un marché parallèle à celui des croisières réservées aux méga-paquebots ! « En effet. Tous nos navires sont à taille humaine, affichant une capacité de maximum 190 passagers, y compris en maritime. Notre public recherche des croisières plus intimistes, plus conviviales. Chez nous, il suffit de quelques jours pour que les passagers nouent des contacts entre eux … »

Prenons l’exemple du Queen Isabel, un navire luxueux catégorie 5 roses des vents, soit l’équivalent d’un 5 étoiles dans l’hôtellerie … All Ways, c’est du haut de gamme ? « Nos bateaux sont en effet estampillés 4 ou 5 roses des vents et proposent un service attentionné et de qualité en matière d’hébergement, de literie, d’espaces privés avec 100% de cabines extérieures, d’espaces communs spacieux, de restauration gastronomique savoureuse…  »

Avec des petits navires, on découvre une destination autrement … « Les bateaux des croisières fluviales sont généralement petits et accostent près du centre-ville ; en croisière maritime, en revanche, une petite unité fait vraiment la différence ! Un bateau à taille humaine, qui se limite à 180 passagers, peut s’amarrer au plus près des centres d’intérêt ou des ports pittoresques et aller plus loin, par exemple, dans les fjords de Norvège là où un bateau de croisière de masse ne pourra pas se rendre… »

Votre nouveau bateau, le World Explorer est idéal pour partir à la découverte du monde… « Oui ! Il s’agit d’un navire d’expédition à taille humaine doté d’un spacieux pont d’observation et d’un salon panoramique ! Les sorties en zodiac vont permettre de partir en expédition avec des guides et tout l’équipement nécessaire, pour découvrir l’essence du Groenland, du Spitzberg ou de l’Islande…  »

Vous disposez également d’un yacht ! « Le M/Y Adriatic Blue, sa première sortie était prévue en 2020, mais la covid en a décidé autrement ! C’est un véritable yacht de 18 cabines, avec un accès direct à la mer qui promet une croisière intimiste. C’est le bateau idéal pour découvrir la Croatie et sa côte merveilleuse constellée de milliers d’îles et îlots. Il sera opérationnel dès le 13 juillet 2021 ! »

Qu’est-ce qui fait la particularité et le succès d’All Ways ? « Nous proposons des croisières maritimes au départ de /ou retour vers Zeebruges. Ensuite, nos accompagnateurs qui facilitent la vie sur le bateau, préparent les excursions ou sont tout simplement présents en cas de pépin, sont belges. Enfin, nos croisières se voulant culturelles, tous les conférenciers ou intervenants sont francophones. »

Toutes les croisières All Ways vont-elles redémarrer ? « On suit évidemment l’évolution de la crise sanitaire au jour le jour. On redémarre le 4 juillet avec le Douro. Pour la Croatie, le 13 juillet. En revanche, au moment où je vous parle, en ce début juin, nous n’avons pas encore le droit de nous rendre en Russie, qui est hors Union européenne, ni de naviguer sur le Danube qui traverse huit pays dont plusieurs hors Union européenne également ! En maritime, on devrait pouvoir annoncer dès le 31 août, Ecosse-Zeebruges, ensuite Zeebruges-Bordeaux, Bordeaux-Lisbonne. En 2022, on devrait renouer avec tous nos programmes  – c’est la renaissance ! (rire) – Portugal, Croatie, Russie, Danube, Allemagne, Mékong, Groenland, Islande, Panama/Costa Rica, Egypte…

Chez All Ways, est-on sensible à l’argument environnemental ? « Un bateau n’est pas écologique, on ne va pas se voiler la face, mais il peut être respectueux de l’environnement ! A la pointe de la technologie, nos nouveaux bateaux affichent une empreinte carbone réduite et sont pourvus d’un système de traitement des eaux usées. »

Quelles sont les mesures covid-friendly à bord des bateaux All Ways ? « En cette période de Covid, avoir de petits bateaux limités à moins de 200 passagers permet de mieux faire respecter les gestes barrières qu’un paquebot de 4000 passagers ! Ensuite, nous nous plions aux règles des pays de destination. Pour la croisière sur le Douro, un test PCR négatif sera évidemment obligatoire avant l’embarquement. De plus, nous allons tout scinder en deux groupes : les repas servis à table et les excursions. Le passeport vaccinal va sûrement nous permettre d’assouplir l’ensemble de ces mesures… »


 www.all-ways.be


Chateau-de-Courban

Château de Courban, une adresse vraiment pas comme les autres

En Bourgogne, aux portes de la Champagne, se dresse le Château de Courban, un havre de paix construit en 1830 qui distille un charme certain : p’tit village paisible, prestations hôtelières raffinées sans être guindées et table étoilée en tout point fameuse. La famille Vandendriessche, des Flamands de Lille, ont en effet ouvert les portes de leur château à un chef japonais qui met en valeur les produits du terroir bourguignon avec le raffinement propre aux cuisiniers nippons. Vous qui cherchez une toute belle adresse à moins de cinq heures de route de Bruxelles, vous en tenez une !


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THE GUIDE of Namur

Namur, ville natale de Félicien Rops, Benoit Poelvoorde, Cécile de France, Nafissatou Thiam, possède un charme fou. Ses ruelles pittoresques en pavés, sa situation entre la Meuse et la Sambre, sa citadelle, ses adresses trendy. La capitale de la Wallonie est une ville tellement attachante par sa douceur de vivre, qu’elle ne pourra que vous séduire ! Autant pour sa beauté que pour la sympathie des Namurois, on n’a qu’une seule envie… y retourner au plus vite !

WHERE TO STAY ?

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WHERE TO EAT ?

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WHAT TO DO ?

La Citadelle de Namur

On prend de la hauteur à la Citadelle appelée « La termitière de Namur » par Napoléon, en raison de ses nombreux souterrains. Haute perchée entre la Sambre et la Meuse, elle est l’une des plus grandes citadelles d’Europe. Un joyau d’architecture militaire qu’on doit notamment à Vauban, l’homme de confiance du Roi Soleil. A son sommet, on contemple la vue… elle est époustouflante ! En contrebas, on admire la statue Searching of Utopia de l’artiste anversois Jean Fabre : une tortue monumentale en bronze chevauchée par un personnage qui n’est autre qu’une représentation de l’artiste. www.citadelle.namur.be

Toujours en hauteur, direction le Beffroi de Namur (haut de plus de 20 mètres), également appelé Tour Saint-Jacques. Un remarquable témoin de l’architecture militaire du XIVe siècle inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO à contempler rue du Beffroi !

On visite le Delta redessiné par l’architecte et ingénieur Philippe Samyn. 6000 m2 consacrés à l’art et la culture, avec plusieurs salles d’expositions, de spectacles, un espace de lecture et une terrasse ouverte. Incontesta- blement l’un des plus beaux endroits de Namur. On en profite pour faire une pause-déjeuner à La Table de Demain. www.ledelta.bewww.latablededemain.be

On explore le musée Félicien Rops (sur réservation). Peintures, dont le célèbre Pornokratès appelé aussi « La Dame au cochon », gravures et lettres de l’artiste belge du 19e siècle. En outre, l’exposition « Adjugé ! », sur les artistes et le marché de l’art en Belgique, se tiendra jusqu’au 3 janvier 2021. www.museerops.be

On se balade dans le vieux Namur. On remonte dans le passé dans ces vieux quartiers piétonniers où s’affichent des richesses architecturales, des boutiques et des terrasses aussi accueillantes que le sont les Namurois.

On prend son temps comme les Namurois réputés pour leur lenteur. En témoignent, Place d’Armes, les sculptures de Suzanne Godard représentant des personnages imaginés par le Namurois Jean Legrand : Djoseph et Francwès surveillant leurs escargots, symboles de Namur.

On enjambe la Meuse. L’enjambée est une passerelle cyclo-piétonne qui relie Jambes au Grognon, le cœur historique de Namur.

On savoure une glace au Glacetronome au bout de l’Enjambée, côté Jambes ! Des glaces au lait cru de ferme, fruits frais ou chocolat bio ! On craque pour celle au caramel beurre salé ! www.glacetronome.be

ON FAIT DU SHOPPING. AT’N’AISE

La Fabrique

Les Brabançons wallons connaissent forcément cette magnifique enseigne puisqu’elle siège également à Lasne. Ce concept store dédié aux tendances casual & chic est destiné aux hommes amateurs de style et d’élégance.

www.la-fabrique.be


 

JAGGS

La jeune marque belge de costumes et chemises sur mesure, mais aussi de jeans et chinos et, bientôt, de maille également sur mesure, a le vent en poupe ! La maison- mère située à Waterloo a choisi Namur pour sa deuxième boutique. A la tête de cette enseigne, Alexandre Hames, le boss, y prône une élégance décontractée.

www.jaggs.be


 

Mama is cool

A la tête de cette boutique installée au cœur du pié- tonnier namurois, Laure et Céline. Les deux amies ont créé un concept dans l’esprit conseil-client et ce dans une ambiance cocoon. Et si Mama is cool, elle s’adresse aux femmes actives à la recherche de mar- ques très minimalistes.

www.mamaiscool.com


 

Henin

Anne et Gilles nous accueillent dans un tout nouvel écrin où les collections féminines et masculines les plus tendances côtoient des accessoires et des parfums. Et qu’importe qu’elle soit à Ciney. Faut dire qu’Henin fait partie des adresses incontournables de Belgique depuis plus de 60 ans !

www.henin-ciney.be

 


qinta-da-comporta

Comporta, où couler des jours tranquilles

C’est un endroit qui ressemble au Cap-Ferret des années 70. Et c’est joli. Et le temps dure longtemps. Car à Comporta, micro-village portugais laissé dans son jus, flanqué d’une bande côtière magnifiquement préservée, on se la coule plutôt douce.  « Ne cherchez pas à trouver ici un St-Trop’ de l’Atlantique ! » Miguel Câncio Martins, enfant du pays et architecte des nuits parisiennes et internationales, sait de quoi il parle. C’est lui le propriétaire du sublime Quinta da Comporta, sans conteste le plus luxueux éco-resort de l’Alentejo authentique, petit coin de paradis suspendu entre océan et rizières …


Thomas-verwacht

Ces Belges d’ailleurs, Thomas Verwacht, Hasta la revolucion, siempre !

Depuis 25 ans, cet architecte de formation vit une relation passionnelle avec Cuba. Il en a épousé l’ambiance, la culture… et une ressortissante. Avant d’y développer une collection de boutiques-hôtels de charme qui révolutionne les codes de l’hébergement local. Au cœur de ses préoccupations, toujours : l’humain, auquel il réserve une place de choix dans tous ses projets. Y compris en termes d’accueil.

En voyage à Cuba quelques semaines avant que le coronavirus ne nous tombe sur la tête, j’ai déniché un endroit improbable, peut-être le plus éclectique et animé de La Havane. Melting-pot culturel imaginé par un collectif d’artistes indépendants dans une ancienne usine électrique désaffectée prêtée par les autorités, la Fabrica de Arte Cubana – FAC pour les aficionados – rassemble sur quatre niveaux des salles d’exposition, un incubateur pour jeunes créateurs, des salles de concerts et de projection, des bars et restaurants, des boutiques d’artisanat, une discothèque, des cours de danse… Le public est aussi bigarré que la programmation, l’ambiance électrique en fin de semaine. Les Havanais branchés y ont trouvé leur temple. Et les touristes un must bouillonnant.

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu’un compatriote figurait parmi les chevilles ouvrières de cette chapelle de l’art moderne local. Mieux : que Thomas et moi nous (re)connaissions ! Vingt ans s’étaient écoulés depuis notre première rencontre dans la capitale cubaine, au tournant du millénaire. Il m’avait gracieusement servi de guide pour un reportage sur les 40 ans de la révolution castriste. J’étais rentré fasciné par ce pays joyeux mais tourmenté, aussi soudé derrière son idéal égalitaire que broyé par un régime autoritaire. Thomas y était resté. Il avait entrevu les premiers bourgeons d’un printemps d’ouverture qui n’en finit pas – hélas ! – d’hésiter à fleurir.

 

Conquistador du renouveau

Jeune architecte à peine diplômé dans les années 1990, Thomas Verwacht rêvait d’aventure, d’évasion, d’herbe plus verte ailleurs. Un Erasmus à Barcelone lui avait enseigné assez d’espagnol pour choisir une destination hispanophone, ce fut Cuba. « J’avais hésité avec le Mexique », se souvient-il. Mais l’île aux deux visages exerçait alors une fascination plus irrésistible. D’autant qu’à l’époque, confronté à l’embargo américain et privé du soutien massif d’une URSS qui avait cessé d’exister, le régime de Fidel Castro commençait à lâcher du lest, pour permettre à une population asphyxiée de trouver de nouvelles sources de revenus. Et d’espérer un avenir moins misérable.

Du bout des lèvres, les Cubains furent autorisés à entreprendre certaines activités privées dans le commerce, le tourisme, la restauration. Ainsi sont nées les premières casas particulares (chambres d’hôtes) et les premiers paladares (tables d’hôtes à l’origine, restaurants privés aujourd’hui), deux formes d’accueil qui pullulent désormais sur l’île et dans lesquelles s’est largement investi notre Cubain d’adoption – mais n’anticipons pas. A son arrivée, le jeune Belge eut l’heureuse opportunité de rejoindre l’équipe d’Eusebio Leal, l’Historiador de La Havane, l’homme chargé par les autorités de piloter la revitalisation de Habana Vieja, le centre-ville historique. Une sorte de maître architecte municipal, dirions-nous en Belgique. « Cela m’a permis d’obtenir un permis de résidence et de m’immerger dans l’histoire et la culture locales », évoque Thomas en célébrant la mémoire de son ancien mentor. L’homme est décédé l’an dernier, alors que la capitale cubaine brillait de mille feux pour célébrer son 500e anniversaire…

« J’ai travaillé à ses côtés à la rénovation de pans entiers de quartiers de la vieille ville. Il y avait tout à faire. C’était d’autant plus exaltant qu’il s’agissait de redonner du lustre à d’anciens bâtiments coloniaux en ruines pour promouvoir le tourisme tout en maintenant le tissu social urbain. » Contrairement à tant de capitales au centre aseptisé, le cœur de La Havane bat au rythme des habitants issus des couches populaires. Magie des fins de journées où les familles s’installent sur les trottoirs pour profiter de la fraîcheur extérieure en papotant, en jouant de la musique, aux cartes ou aux dominos. Sur le seuil de maisons décrépites parfois coincées entre un hôtel 5 étoiles, un palais à la splendeur retrouvée et l’un des bars où Ernest Hemingway venait enfiler ses cocktails préférés – daiquiris et mojitos, essentiellement.

 

La cabane du pêcheur

Tombé sous le charme de ce pays hors norme, Thomas y a rencontré sa femme. Mais il n’y est pas toujours resté. La situation chaotique et les nombreux obstacles dressés aux investisseurs étrangers, même progressivement tolérés, y rendaient le travail difficile. « Je suis revenu en Belgique, parti deux ans au Vietnam mais j’y retournais souvent. Le fil ne s’est jamais rompu. » Il s’y fixe finalement en 2011, achète une petite maison familiale à Trinidad, la plus vivante des anciennes cités coloniales de l’île. Avec l’idée d’y ouvrir ses premières chambres d’hôtes. C’est sa façon à lui de participer à la revitalisation du patrimoine immobilier cubain.

Depuis quelques années, Thomas prête ses talents à la transformation d’immeubles défraichis en maisons d’hôtes et boutique hôtels de charme. Certains pour lui-même, d’autres pour des amis, des voisins ou d’autres investisseurs séduits par son approche visant « le luxe dans la simplicité ». Toujours dans le respect de la culture et de l’architecture locales, en combinant avec art de nombreux matériaux de récupération, tous ses projets font la part belle au savoir-faire cubain. Ils forment aujourd’hui une collection d’une dizaine d’adresses exclusives sous la marque Estampa Collection (https://estampacollection.com). Elles sont situées à La Havane et dans d’autres villes-phares comme Cienfuegos, Vinales ou Santiago, outre Trinidad.

Et si la crise du covid en a ralenti le développement – Cuba ayant notamment fermé ses frontières pendant plusieurs mois, Thomas s’est retrouvé coincé en Belgique –, le projet repart cette année de plus belle. Avec l’ouverture d’un premier restaurant de spécialités régionales dans la splendide Reserva Vedado, au cœur d’un quartier résidentiel et branché de la capitale. Et avec celle, très bientôt, d’une « cabane de pêcheurs » de rêve isolée sur une plage privée de Baracoa, toute en bois et au bord de l’eau.

L’architecte est devenu hôtelier, mais il a gardé sa ligne de conduite : toujours rester à la taille et au service de l’humain. Dans chacune de ses maisons d’hôtes, il met à l’honneur un métier ou un artisan local. De quoi leur offrir une belle audience tout en proposant à ses invités « une expérience liée à différentes thématiques et un contact avec la réalité de la vie des Cubains ». N’est-ce pas ce que devraient rechercher avant tout les visiteurs étrangers ?


Ses trois adresses secrètes

  1. Le restaurant el Cuajani

Au cœur de la vallée de Vinales, entre les mogotes – ces rochers karstiques caractéristiques du nord de l’île –, Jose a installé son potager-restaurant dans une maisonnette en bois sans prétention. Passez y gouter ses salades et autres spécialités, en écoutant ses anecdotes ronchono-philosophiques.

www.facebook.com/restauranteelcuajani/

  1. Une plage en plein cœur de La Havane

Bien cachée derrière un palais en ruine, accessible à pied ou en scooter. Rien que pour vous ou presque, en dehors des mois d’été. Une jeune équipe a installé un club de paddle, planche à voile et plongée.

www.google.com/maps/@23.09793,-82.4516853,18z

  1. La Bombilla Verde

Un bar concert qui garde l’aspect cru estampillé 100% pur jus. Peu de chances d’y voir débarquer un car de touristes, on est ici entre Cubains. Petite restauration, concerts de trova (chant et guitare).

www.facebook.com/lacasadelabombillaverde/